Le confinement a permis à Savoir$Devenir d’expérimenter des tele-solutions, notamment en matière de formation virtuelle avec le Ministère de la Culture. Non que nous ayons découvert la formation virtuelle avec la CoVID puisque les membres de l’équipes travaillent depuis des années à la conception et à l’animation de formations à distance sous différents formats, pour différents publics et objectifs.

En revanche, la bascule en ligne pour le Ministère – dans des délais courts avec des équipes dispersées sur le territoire,  souvent « à la maison », et des contraintes techniques fortes– s’est avérée riche en enseignements… et contacts humains.

Depuis plus de deux ans, Savoir*Devenir anime pour la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) du Ministère une partie du programme de formation à l’Education aux Médias, à l’Information et à la Liberté d’expression nommé EMILE. Destiné aux agents du Ministère de la Culture et ouvert également à ceux des bibliothèques, le programme propose une douzaine de formations de Savoir Devenir autour des principaux enjeux de l’EMI. En présentiel.

Face à la crise sanitaire, la DGMIC a rapidement pris le virage numérique et nous a sollicité pour imaginer des formations virtuelles permettant de remplacer celles qui ne pouvaient se tenir.

C’est ainsi que, du 29 au 7 mai, nous avons – avec nos collègues de l’INA qui assuraient la partie juridique de la formation – formé 88 stagiaires sur les questions de vie privée et de gestion des données personnelles. Un sujet d’autant plus d’actualité qu’en cette période de télétravail, la gestion vie privée/ vie professionnelle n’était pas des plus simples.

Puis, du 22 au 30 juin, 76 stagiaires ont été formés à comprendre les enjeux et les mécanismes liés à la désinformation, et à mettre en œuvre des stratégies de vérification et de réfutation de l’infox.  Cette session, menée sur notre propre plateforme européenne de formation à distance, ECO-learning (www.eco-learning.eu) proposait également aux participants un volet création de projet EMI, mis en œuvre par groupes.

Bilan ?   Bien évidemment, le « virtuel » ne peut remplacer le présentiel et ne devrait pas le faire en intégralité. Si la mise en place de ces  formations a demandé un grand investissement, et qu’il n’a pas été simple pour tout le monde de s’organiser pour suivre ces formations d’un nouveau type dans des contextes personnels parfois compliqués,  les retours des stagiaires, ont été globalement très positifs.

Quelques verbatims  en témoignent :

  • Le contenu sous différents formats (texte, vidéo, radio, sites à consulter…) permet de varier et de ne pas se lasser.
  • Une grande richesse dans les contenus, les quizz d’autoévaluation, la possibilité de télécharger des contenus, une grande liberté d’entrée dans les thématiques.
  • Qualité et expertise des formatrices / Bonne plateforme Aspect concret avec l’émergence d’un projet à travailler. / Réactivité de l’équipe pour répondre à nos questions ou difficultés rencontres (notamment techniques). Merci !
  • Connaissance de collègues plus ou moins proches avec qui nous avons un langage commun concernant l’EMI désormais

L’organisation de rendez-vous réguliers comme la mise à disposition d’outils de communication avec et entre participants ont de plus permis à la dimension humaine et relationnelle de trouver toute sa part dans l’aventure. Et le format  a permis à un nombre plus grand d’agents de participer à ces formations, d’échanger, voire de travailler ensemble. La communauté EMILE a grandi !